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Conscience de Soi
La Vérité émane de l'Essence de l'Etre
Déontologie de la CPA



Déontologie liée à la pratique de la Communication Profonde Accompagnée®

La Communication Profonde Accompagnée

La Communication Profonde Accompagnée® peut être proposée à toute personne ayant besoin de s’exprimer et notamment aux personnes privées de l’usage de la parole,[1] à qui nous devons cette approche.

Elle  permet  un travail psychothérapeutique et s’adresse à toute personne désireuse d’intégrer les aspects refoulés de sa personnalité, de quitter l’indentification aux blessures du passé, de grandir en conscience. La CPA a pour objectif de permettre à chaque personne d’être sujet de son devenir en ouvrant un espace à l’expression d’une parole authentique issue du cœur.

La Communication Profonde Accompagnée est adaptée aux besoins d’expression des personnes privées de l’usage de la parole. C’est dans ce cas une approche de communication complémentaire à d'autres approches disponibles pour ces personnes telles que la Communication Facilitée, la communication par Pictogramme comme la méthode PEC , la méthode Makaton, la Communication Gestuelle et toute autre approche de communication.

Déontologie : Formation et  engagement  liée à la formation

La formation de Communication Profonde Accompagnée® s’adresse aux professionnels de la relation d’aide avec une ouverture possible – sur entretien - à des personnes ayant à leur actif un travail thérapeutique personnel important, en parallèle avec une formation complémentaire à la relation d’aide.

Elle se compose de 6 modules obligatoires pour tous. Un mémoire d’une vingtaine de pages est demandé à l’issue de la formation. L’objectif de ce mémoire est de permettre au praticien de définir son propre cadre de travail en fonction des autres outils thérapeutiques dont il dispose. Entre deux modules, il est demandé aux praticiens en formation de pratiquer, si possible entre personnes en formation et d’assister aux ateliers de pratique, ainsi qu’aux séances d’analyse de la pratique. Un travail thérapeutique personnel est également exigé en accompagnement de la formation. Il est le garant d’une probité professionnelle et contribue à éviter des amalgames avec son histoire personnelle. L'accompagnateur en communication profonde s'engage à continuer ce travail thérapeutique par la suite et à participer à des séances de supervision tout au long de sa pratique.

Déontologie : Pratique

La Communication Profonde Accompagnée se fait en tenant la main de la personne venue consulter – appelée le facilité, donc en présence de celle-ci. C’est une pratique qui implique l’accompagnement du geste du facilité au-dessus d’un clavier d’ordinateur pour permettre l’expression d’un vécu indicible par la parole consciente. L’accompagnement des personnes en situation de handicap nécessite parfois que le praticien adapte son accompagnement aux troubles moteurs et neuro-moteurs de celui qui écrit.

Le texte qui émerge est lu à voix haute avec bienveillance à la personne accompagnée, afin que la parole qui émerge de ses profondeurs lui soit restituée.

Le facilitant n'intervient aucunement dans les prescriptions du corps médical, ni dans les enquêtes policières. 

Déontologie : Accompagnement des personnes possédant l’usage de la parole

La pratique de la CPA se fait dans l’intention de permettre à la personne facilitée de vivre le présent avec une conscience et un sentiment d’harmonie accrus. Tout esprit de curiosité est incompatible avec cette pratique. Le praticien n’interprète pas ce qui s’est exprimé grâce au clavier. Il accueille l’expression du ressenti de la personne venue consulter en lien avec ce qui fut écrit en communication profonde. Le praticien est respectueux des croyances de chacun et il ne cherche à user d’aucune influence.

Déontologie : Accompagnement des personnes privées de l’usage de la parole ou en situation de dépendance

La séance a lieu en réponse au désir de communiquer exprimé par la personne concernée avec les moyens d’expression à sa disposition comme un geste montrant un clavier, une réponse par clignement de paupière ou autres manifestations.

Elle peut aussi avoir lieu suite à la demande des proches (parents, conjoint, fratrie..), dans le respect du désir de la personne concernée.

Dans la mesure où la CPA est un outil alternatif de communication, la séance pourra être interactive et le parent qui accompagne la personne sera dans ce cas présent dans la pièce où la séance a lieu.

Cependant un espace de confidentialité sera prévu dans tous les cas au sein même de la séance.

Il est de la responsabilité du praticien de veiller à accompagner l'introduction de la CPA au sein de l'environnement de la personne (famille, lieu de vie, institution, tuteur), afin de contribuer à ce que cette parole soit reconnue au service de la personne concernée.

Déontologie : Les Ecrits

Le contenu des textes est strictement confidentiel.

Cette confidentialité doit être respectée lors d’accompagnement d’enfants mineurs, de personnes privées de l’usage de la parole et de personnes dépendantes.

Aussi s’il semble souhaitable à l’accompagnant que certains aspects du texte soient partagés avec le parent présent, l’accord de l’enfant ou de la personne dépendante ou de la personne privée de l’usage de la parole doit être demandé.

En aucun cas les écrits ne doivent figurer dans les dossiers de l’institution.

Cependant, une réflexion peut être jugée nécessaire au sein de l'équipe thérapeutique pluridisciplinaire qui s’engage alors au respect de la confidentialité.

Dans tous les cas et en toutes circonstances, le praticien prend en compte le droit à la confidentialité de la personne qu’il accompagne et dans cette perspective il protège ce qui relève du « jardin secret  » de la personne concernée.

Un texte écrit en Communication Profonde Accompagnée exprime un ressenti. Il n’a pas valeur de vérité historique ni de témoignage.

Les écrits sont l’expression d'un instant présent unique, celui de la séance.

Déontologie : Le rythme des séances et le lieu où se déroulent les séances

Le rythme des séances prendra en compte le temps nécessaire pour intégrer ce qui a émergé pendant la séance. Il sera convenu de ce rythme entre le facilitant et la personne facilitée, en tenant compte de l’entourage si la personne a besoin d’être accompagnée.

Dans la mesure du possible il est souhaitable que les séances se déroulent dans le cadre fixé par l’accompagnateur en dehors du domicile familial


[1] La Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, adoptée le 3.12.2006  précise la notion de communication dans son article 2

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